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Publié le 5 Février 2017

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Publié le 18 Octobre 2016

L'homme qui marche

Quelques minutes ou toute une vie pour survoler ou s’imprégner des trente-quatre pages de ce livret.

Jouer avec les mots de Bobin, les remanier de mes pensées.

*****

Se mettre en route sur le chemin aux côtés de cet homme.

L’homme marche au-delà de la nuit.

La nuit n’est pas complète, il y a toujours un premier venu.

Le premier venu est plus grand que soi, attrape son regard.

Un regard qui travaille les cœurs.

Les cœurs purs saisissent la vérité.

 La vérité est une pure présence.

La présence qui parle de la vie avec les mots de la vie.

La vie se multiplie si chacun la partage.

Partager c’est rejoindre car où je suis, l’homme va.

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Publié le 26 Septembre 2016

Managez humain - Livre de Franck Martin

Pour ma première participation à Masse Critique Babelio, j’ai reçu Managez humain c’est rentable.

L’opération Masse critique consiste à se porter candidat pour recevoir gratuitement un livre récent et à s’engager à publier un avis sur le site Babelio.

J’ai donc lu très sérieusement le bouquin, surligneur en main et voici ma première critique littéraire (rien que ça !) 

Managez humain - Livre de Franck Martin

Le ton est donné dès la couverture d’où émerge le bras d’un homme en costume tenant une grande fleur rose, un souci.

En gros caractères, une invitation à MANAGEZ HUMAIN soulignée d’une affirmation en rouge c’est rentable pour ne pas décourager les cadres septiques. En bas à droite on annonce la ligne conductrice de l’ouvrage : LA BIENVEILLANCE

La lecture est facile, le livre m’a accroché dès la préface de Raymond Doménech qui parle de son partenariat avec Franck Martin dans le monde du football.

L’auteur nous entraine ensuite (sans jeu de mot) dans une série de questionnements, de réflexions, d’explications et quelques méthodes en autre de communications.   

Qu’est-ce qu’une équipe, ces hommes et femmes uniques qui la composent, les liens entre les uns et les autres, les interactions des comportements ?

Lorsque des changements interviennent ou sont nécessaires dans une vie professionnelle et une vie d’entreprise, de quelle manière  les préparer pour recueillir l’adhésion de tous ?

Comment le cadre peut-il aider le collaborateur à trouver le sens de ses missions dans une conscience collective de l’entreprise ?

Comment chacun peut-il trouver la place qui lui revient et s’épanouir, grandir ?

Apprendre à créer des relations de confiances, à être empathique, à chausser les souliers de l’autre pour le comprendre.

Apprendre à communiquer positif, à partager, à croiser, à partager des points de vues, à se libérer des modes de pensées étriqués.

Savoir développer ses sens en présence d’autrui pour recueillir des informations.

Manager en faisant les bonnes demandes.

Les chapitres sont ponctués de petites histoires d’entreprises, de récits de réalités de terrain, de vécus de personnes réelles. Ces histoires vraies montrent bien les difficultés, les maladresses et « l’humain ». L’auteur se cite à plusieurs reprises, nous montrant ainsi comment lui-même est sans cesse en mouvement.

Franck Martin et son équipe nous aident  à comprendre et connaitre l’historique, la culture de chaque entreprise évoquée et à décrypter les situations.   

J’ai un peu lâché sur le dernier chapitre qui développe le schéma de congruences* et la théorie des ensembles sans doute parce que c’est moins concret et que ces notions demanderaient  un ouvrage explicatif entier à elles seules.

*congruence : cohérence entre les idées, les pensées, les valeurs et les actions

Pour finir, l’on trouve un petit résumé  des vingt commandements essentiels à retenir pour progresser dans son management.

La postface est presque inutile, elle est signée du président Bosh France qui parle d’évidences.

J’imagine, que les pratiques bienveillantes deviennent  de véritables façons de faire et d’être lorsqu’on les pratique depuis longtemps, malheureusement nombre d’entreprises et de dirigeants ont besoin de se remettre en question.

Ce manuel pratique est à mettre entre toutes les mains, non seulement de nos hiérarchies mais aussi des salariés pour une ouverture sur le leadership  et le fonctionnement des équipes.  

J’ai aimé en le lisant, avoir envie de travailler mieux pour m’investir mieux.

 

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Publié le 10 Août 2016

Sur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à Nevers
Sur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à NeversSur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à Nevers

Après les apparitions, Bernadette reste huit années en tant que pensionnaire à l’hospice des sœurs de la charité de Lourdes. Elle y est accueillie en tant que malade indigente.

La petite fille devient une jeune femme au caractère bien affirmé. Elle est gaie, remplie d’humour et de répartie, un peu têtue, espiègle, coquette et bonne camarade.

Ses journées se déroulent paisiblement entre instruction, petits travaux, visites à sa famille et soins à sa santé toujours précaire.

Bernadette serait parfaitement heureuse sans les interrogatoires sur les apparitions, les séances et dédicaces photos qu’on lui impose.  

En janvier 1862, l’enquête est enfin terminée et les apparitions de la vierge à Bernadette Soubirous sont officiellement reconnues authentiques. 

En avril 1864, une statue de marbre est inaugurée et placée dans la niche de la grotte. Bernadette a du mal à cacher sa déception.

Aucune réalisation ne saurait rendre ce qu’elle a vécu.

En 1866 démarre au-dessus de la grotte, la construction de basilique de l’Immaculée Conception.

En juillet 1866 Bernadette rejoint le couvent des sœurs de la Charité de Nevers en tant que religieuse.    

Elle a 22 ans, elle ne reverra plus Lourdes, ni ses parents, ni la grotte.

Sur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à Nevers
Sur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à NeversSur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à NeversSur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à Nevers

Le 07 juillet 1866,  Bernadette arrive à Nevers, épuisée mais ravie de ses trois jours de voyage en chemin de fer via Bordeaux et Périgueux

Elle lit la devise du fronton « Deus Charitas est »* et elle soupire de soulagement.

Elle n’a pour tout bagage qu’un petit sac bayadère et un parapluie.

Elle entre au couvent confiante et dépouillée.  

La maison est toute neuve et accueille plus de trois cent religieuses dont cent-trente jeunes novices.

Tout le monde se réunit dans la salle d’enseignement des novices et Bernadette toujours revêtue de son capulet de Lourdes raconte une fois pour toutes, les apparitions.

Elle enfile ensuite la robe noire et la cornette qui la rendent enfin anonyme. 

Elle prend le nom de sœur Marie-Bernard.  

*Dieu est amour

Sur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à NeversSur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à NeversSur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à Nevers
Sur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à Nevers

Mais même à Nevers, on lui impose des visites pour relater sans fin son histoire extraordinaire.   

La vie s’écoule malgré tout, simple, ordinaire et joyeuse.

Elle travaille à l’infirmerie puis comme sacristine lorsque la maladie ne lui permet plus de soigner les malades.

Broderie, travail à l'infirmerie, prière à ND des eaux, soins aux blessés...Son quotidien au service des autres. Broderie, travail à l'infirmerie, prière à ND des eaux, soins aux blessés...Son quotidien au service des autres. Broderie, travail à l'infirmerie, prière à ND des eaux, soins aux blessés...Son quotidien au service des autres.
Broderie, travail à l'infirmerie, prière à ND des eaux, soins aux blessés...Son quotidien au service des autres. Broderie, travail à l'infirmerie, prière à ND des eaux, soins aux blessés...Son quotidien au service des autres.

Broderie, travail à l'infirmerie, prière à ND des eaux, soins aux blessés...Son quotidien au service des autres.

D’année en année, Bernadette s’affaiblit, son asthme ne la lâche plus puis elle est atteinte d'une tumeur au genou et d'une tuberculose pulmonaire.

Fin 1878, elle s’alite à l’infirmerie Sainte Croix, dans un lit tendu de voilages qu’elle appelle sa chapelle blanche.

Elle endure désormais des douleurs permanentes, la dépendance, les insomnies.

Que de temps interminable à souffrir impuissante !

Elle souffre également psychologiquement, de son inutilité, d’être à charge.

A resté alitée, son corps s’abime, se couvre d’escarres, son genou ne peut plus reposer dans le lit, il est énorme, rempli de pus.

Quelle vie d’épreuves que celle de Bernadette, pauvre, malade, stigmatisée, humiliée, importunée, inutile, impuissante.

Qu’il est long de mourir.

Sa fin de vie est extrêmement pénible, ses chairs sont à vifs, le moindre mouvement la fait gémir. En ce temps-là point de morphiniques, de matelas anti escarre, de sédation…

Bernadette ne peut que regarder venir cette mort lente, dégradante et torturante.

Sur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à Nevers

Le  lundi de Pâques 1879. Elle réclame une fois de plus de quoi la soulager, on ne trouve rien. Elle se plaint doucement, en murmurant qu’elle n’aurait jamais cru qu’il faille tant souffrir pour mourir.

Son enfance lui revient, elle dit qu’elle est moulue comme un grain de blé.

La nuit suivante est bouleversée par une succession de gémissements, de sommeils comateux, de respirations profondes.

Le lendemain en fin de matinée, elle demande à être levée espérant soulager son pauvre corps écorché.

On l’installe dans un fauteuil les jambes relevées sur un tabouret molletonné.  

Elle cherche une position confortable en agrippant les accoudoirs pour se redresser. Ses grands yeux hagards fixent le vide comme si elle était déjà ailleurs.

Elle s’apaise puis pousse encore un petit cri, frémit, saisit et contemple son crucifix et s’abandonne enfin en rendant son dernier souffle. C’était le 16 avril 1879.

Elle avait 35 ans et on l’inhumât  dans la chapelle Saint Joseph dans le jardin.

Sur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à Nevers
Sur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à NeversSur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à Nevers

Le procès en béatification nécessitât qu’on exhume la dépouille de Bernadette à trois reprises.

Son corps est retrouvé dans un état de conservation jugé miraculeux par les gens pieux. On peut aussi émettre l’hypothèse d’une sorte d’embaumement dû aux produits utilisés avant la mise au tombeau.

Bernadette est canonisée le 8 décembre 1933, jour de l’immaculée conception.

La sainte repose désormais dans une chasse de verre et de bronze dans la chapelle St Gildard de Nevers.

A Lourdes et à Nevers, les pèlerins viennent se recueillir et prier Sainte Bernadette qui a dit :

Je n’oublierai personne
 

Fin

Il n'est pas trop tard pour lire:

Episode 1 : Son enfance

http://tdbc.over-blog.com/2016/08/sur-les-pas-de-bernadette-1-son-enfance.html

Episode 2 : Massabielle

http://tdbc.over-blog.com/2016/08/sur-les-pas-de-bernadette-2-massabielle.html

Episode 3 : L'affaire Soubirous

http://tdbc.over-blog.com/2016/08/sur-les-pas-de-bernadette-3-l-affaire-soubirous.html

Sur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à NeversSur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à Nevers
Sur les pas de Bernadette - 4 : De Lourdes à Nevers

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Publié le 8 Août 2016

Sur les pas de Bernadette - 3 : L'affaire Soubirous

Dimanche 14 février 1858

Après la grand-messe, un groupe de six petites filles accompagne Bernadette irrésistiblement attirée à la grotte.

Elles ont peur, elles ont hâte. Dans la France superstitieuse du 19ème siècle, elles se sont munies d’eau bénite au cas où « ce serait du mauvais ».

Bernadette a devancé tout le monde. Ses amies la retrouve en prière le visage transfiguré. La dame est là et elle l’asperge d’eau bénite. La dame sourit.

L’atmosphère est remplie de mystère, les autres ne voient rien d’autre que Bernadette agenouillée, le visage extatique.  

Une fille a grimpé sur la roche, elle balance une grosse pierre dans le canal. Les enfants s’éparpillent en hurlant.

Les plus courageuses restent prés de Bernadette, elles veulent la déloger  mais elle est comme enracinée les genoux dans les pierres.

L’histoire se propage dans Lourdes, Bernadette se fait gronder par ses parents et les sœurs de l’école.

Jeudi 18 février 1858

Sollicitées par deux dames notables de Lourdes, Bernadette malgré l’interdiction retourne de très bonne heure à  la grotte.

Les femmes ont pris une écritoire pour que la vision inscrive son nom.

La dame en blanc est bien là et elle répond à Bernadette, dans un dialogue muet,que ce n’est pas nécessaire.

Elle demande à Bernadette de lui faire la grâce

de revenir ici quinze jours durant.

Bernadette promet et la dame lui promet à son tour de la rendre heureuse non pas dans ce monde mais dans l’autre

Bernadette en extase

Bernadette en extase

15 jours d’apparitions

De jour en jour, les proches et les badauds enfle le groupe se rendant à la grotte. Il y a cent personnes le 21 février, des milliers les jours suivants.

Le commissaire de police s’en mêle, tente de percer la supercherie, les influences, les intérêts.

Mais pendant toute cette période Bernadette refuse d’être mise en avant, refuse les dons en nature et l’argent qu’on lui propose.

Elle est chaque jour un peu plus importunée par nombre de gens qui veulent l’interroger, lui faire toucher des objets. Elle est raillée par ses camarades d’école, rabaissée par les religieuses, interrogées des heures durant par les autorités.

Elle reste simple, ne changeant pas d’un iota à ses récits et à ses descriptions. Elle nomme la dame de « cela » car elle ne sait pas qui elle est.

Malgré les pressions, les interdictions, Bernadette ne peut s’empêcher de rejoindre la dame du rosier sauvage de Massabielle, elle est irrésistiblement attirée.

Bernadette, poursuit chaque jour ses rencontres invisibles pour autrui. La foule observe la jeune fille calme et immobile qui récite son chapelet face à la grotte vide.

Les gens observent également la visionnaire pleurer, rester insensible au feu du cierge, se prosterner, baiser la terre, réciter son chapelet, sourire, psalmodier...

Le 23 février, l’apparition lui demande de faire construire une chapelle et de venir ici en procession.

Dans le pays, tout le monde ne parle plus que de l’affaire Bernadette Soubirous, les uns accréditent qu’il y a « quelque chose »  alors que  les autres déclarent que Bernadette est folle ou manipulée.

La petite ville de Lourdes est prise d’assaut, les autorités civiles et religieuses sont tenues d’intervenir. Le curé Peyramale demande une preuve tangible de la présence de cette dame alors que le procureur veut démasquer l’imposture.

D'un jour à l'autre, la foule grossit

D'un jour à l'autre, la foule grossit

Le 25 février 1858

Dès deux heures du matin, Il y a 350 personnes au pied de Massabielle. De nombreuses personnalités, des journalistes, des notables se sont joints aux villageois. Les gendarmes assurent le service d’ordre, des barrières ont été installées, un pont de fortune a été jeté sur le canal, des cierges brulent…

La grotte est devenue en quelques jours, un lieu de dévotion.

Bernadette doit se frayer un chemin dans la foule pour regagner sa place. Comme chaque jour, la jeune fille s’agenouille et son visage se transfigure lorsque la dame parait.  

Ce jour-là, la dame blanche lui demande d’aller boire et se laver à la fontaine et de manger de l’herbe.

Bernadette se dirige alors vers le Gave mais la vision lui fait signe de regagner les rochers. 

La foule observe les va et viens de Bernadette, les expressions de son visage.

Soudain, Bernadette se rend au fond de la grotte et se met à grimper à genoux sur la pente caillouteuse.

 Elle trouve un trou boueux et elle doit s'y reprend à quatre fois pour réussir à se frotter le visage et à boire cette eau sale. Elle mange ensuite des feuilles de cresson qui poussent sous la voute de pierre.   

Les observateurs sont sidérés et ceux qui ont cru en « quelque chose »  sont cruellement déçus, cette fille est dérangée.  

L’après-midi, des gens retournent pourtant à la grotte et plante un bâton dans le trou de terre rouge. 

Et voilà qu’une source est en train de jaillir. Les Lourdais remplissent les premières fioles de cette source neuve qu’ils pressentent  miraculeuse.

Les jours suivant la foule grossit encore. Bernadette indifférente effectue scrupuleusement les gestes de pénitence que la dame lui réclame.

De nombreux témoins relatent cette transfiguration incroyable du visage de Bernadette pendant les apparitions de la dame. 

Le silence et le recueillement règnent à Massabielle. 

Bernadette boit dans le trou d'eau sale

Bernadette boit dans le trou d'eau sale

Dans la nuit du 28 février au 1er mars, se produit le 1er miracle. L’eau du creux est devenue une source et Catherine Latapie prête à accoucher, se rend malgré tout à la grotte. Un bassin recueille désormais l’eau limpide  qui ruisselle du trou boueux. Catherine est handicapée d’une main et elle la plonge dans l’eau de la vasque qui a été construite.  Elle retrouve rapidement l’usage de ses doigts. Elle a encore le temps de parcourir les sept km qui la sépare de sa maison où elle arrive à temps pour accoucher d’un fils qu’elle prénomme Jean-Baptiste.

Quelques jours plus tard, un aveugle recouvre la vue en se lavant les yeux avec l’eau de la source.

Et cinq autres guérisons inexpliquées se produisent dans le pays.

Bernadette reste éloignée de ces guérisons jugées miraculeuses et de toutes les propositions et dons qui lui sont offerts pour la sortir de la misère. 

Les autorités cherchent toujours l’escroquerie, elles repartent bredouille, constatant chaque jour combien la jeune fille est intègre.  

La source de la grotte

La source de la grotte

Le jeudi 25 mars 1858

Bernadette demande une nouvelle fois à la dame quel est son nom.  

C’est le grand jour où la dame lui répond : Je suis l’immaculée conception.

 Bernadette ne comprend pas ce que cela veut dire mais court chez le curé en répétant le nom tout le long du chemin.

Le prêtre est étourdi, ému aux larmes de ce nom qui lui est révélé. Cette reconnaissance de la vierge en tant qu’immaculée conception, est une notion théologique toute nouvelle édictée par le pape. Bernadette ne peut avoir inventé ces paroles. Voici la preuve qu’il attendait.

Peu après les autorités font barricader la grotte et la débarrasse des objets pieux qui y sont entassés. Les gens continuent pourtant de prier de l’autre côté du Gave. 

Le vendredi 16 juillet 1858, Bernadette incognito, se mêle à la foule. C’est la dernière apparition.  Bernadette déclara plus tard, qu’elle semblait se trouver dans la grotte malgré la séparation de la rivière. Elle dit aussi que la Vierge n’avait jamais été aussi belle.

En juillet 1858, l’évêque de Tarbes diligente une enquête pour savoir s’il y a réellement eu des apparitions de la vierge à Massabielle. A suivre

 

Le début de l'histoire de Bernadette

Episode 1: Son enfance

http://tdbc.over-blog.com/2016/08/sur-les-pas-de-bernadette-1-son-enfance.html

Episode 2 : Massabielle

http://tdbc.over-blog.com/2016/08/sur-les-pas-de-bernadette-2-massabielle.html

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Publié le 7 Août 2016

Sur les pas de Bernadette - 2 : Massabielle

Lourdes 1858

Jeudi 11 février 1858 - 1ère apparition

C’est dans un contexte d’extrême pauvreté que le jeudi 11 février, Bernadette, sa sœur Toinette et leur amie Jeanne s’en vont chercher du bois et des os.   

Le ciel est bas, couvert et laisse tomber de la neige et de la pluie mêlées, il fait bien froid sur les Pyrénées en ce mois de février 1858.

Les filles traversent le vieux pont de pierres et se retrouvent sur la rive gauche du Gave. Elles rejoignent l’île du Châlet en passant par le moulin Savy. Elles se retrouvent dans une grande prairie entourée par le Gave et le canal du moulin. Au fond du pré, il y a une vieille roche abrupte et mystérieuse appelée Massabielle. C’est « la tute- aux- cochons », un abri  dégoutant où l’on mène les porcs se nourrir car il y a plein de déchets.

Les petites filles cavalent dans l’herbe humide et poussent soudain des cris de joie en apercevant  au pied de la grotte, une grande quantité  de bois charrié par les eaux. Il faut se déchausser pour traverser l’eau glacée du canal presque à sec.    

Toinette et Jeanne ont vite fait de sauter dans l’eau et remplissent déjà le panier tandis que Bernadette, de santé fragile cherche une solution pour ne pas se mouiller les pieds.

Sur les pas de Bernadette - 2 : Massabielle

Bernadette reste seule entre Gave et canal et se résout finalement à enlever ses sabots et ses bas pour traverser à son tour.  

Sabot en main, son attention est brusquement attirée par un bruit de vent. Elle tourne la tête de tous côtés mais les peupliers sont immobiles. Elle saisit l’autre sabot et voici qu’un nouveau bruissement  lui fait à nouveau lever les yeux. Son regard balaie circulairement et s’arrête dans une anfractuosité de la grotte.

Un églantier s’agite dans une  niche en haut, à droite du rocher puis elle voit une douce lumière entourant ce qui ressemble à une belle jeune fille.

Bernadette se frotte les yeux, se persuade qu’elle est victime de quelques hallucinations…

 La silhouette toute de blanc vêtue est toujours là. Elle la détaille subjuguée, sa taille est ceinte d’une ceinture bleue et ses pieds sont recouverts de roses jaunes, un chapelet pend à son bras, elle ouvre les mains pour accueillir Bernadette.

Face à cette vision surréaliste, Bernanette ressent le besoin imminent de faire le signe de croix mais elle est paralysée et n’y parvient pas.

Comme si elle le comprenait, la dame au voile blanc lui montre comment faire et  tout devient simple pour Bernadette qui s’agenouille et se met à égrainer son chapelet.

La dame tend une nouvelle fois les bras, Bernadette n’ose pas avancer plus loin. La robe blanche s’évanouit laissant dans la niche cette lueur qui l’auréolait.

Sur les pas de Bernadette - 2 : Massabielle

De l’autre côté du canal, les compagnes de Bernadette la hèlent avec ironie.

Que fait-elle là agenouillée à prier au lieu de venir les aider ?

Le roc est redevenu sombre, la niche laisse pendre un roncier immobile constate Bernadette qui scrute les parois de la grotte.

 Bernadette est tellement impressionnée de cet évènement hors du commun  qu’elle ne peut garder son secret et le dévoile aux deux autres.

Le soir à la prière, elle se met à pleurer d’émotions et Toinette raconte tout.

Louise, sa mère, se fâche, interdit  à la jeune fille de retourner à Massabielle et d’en parler à qui que ce soit.

Mais la rumeur se répand vite. Jeanne et Toinette n’ont pu garder leur langue, Bernadette elle-même s’en confesse au curé. A suivre....

Episode 1 : L'enfance de Bernadette

http://tdbc.over-blog.com/2016/08/sur-les-pas-de-bernadette-1-son-enfance.html

Sur les pas de Bernadette - 2 : Massabielle

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Publié le 6 Août 2016

Sur les pas de Bernadette - 1 : Son enfance

Beaucoup d’entre nous ont reçu un jour, une médaille, une carte postale ou une fiole d’eau bénite en provenance de Lourdes.

Mais qui connait vraiment l’histoire de Bernadette Soubirous ?

Bernadette, François et Louise Soubirous
Bernadette, François et Louise Soubirous

Bernadette, François et Louise Soubirous

Lorsque qu’elle nait en 1844,  Lourdes est une bourgade tranquille de 4000 habitants lovée aux pieds de son château fort et protégée par les Pyrénées.  

Bernadette est la fille ainée d’un couple uni, Louise et François Soubirous. Ses parents sont meuniers à Boly, ils vivent avec les Castérot, la famille de Louise dans un moulin prospère.

Bernadette tête paisiblement le sein de sa mère, bercée par le bruit des meules et les effluves de farine.

Moulin Boly

Moulin Boly

Et puis voilà que les malheurs s’enchainent au moulin Boly. Louise est victime d’un accident, elle se brule la poitrine à une chandelle et ne peut plus nourrir Bernadette. Le bébé doit partir pour la bergerie de Bartrés où Marie Laguës devient sa nourrice.

Bernadette garde des liens proches avec son père qui vient souvent la visiter mais elle ne regagne son foyer que pour ses deux ans.

La famille Castérot quitte le moulin, François perd un œil en repiquant ses meules, le moulin est de plus en plus mal géré

Pour les 10 ans de Bernadette, il n’y a plus de sous dans l’escarcelle Soubirous et la famille quitte Boly pour un logement trés modeste.

François et Louise Soubirous ruinés, n’ont pas d’autres solutions pour survivre que de se louer à la journée pour de durs travaux. Les épreuves les accablent sans cesse, cinq de leurs enfants meurent en bas âge. Bernadette elle-même est de santé fragile, souffrant d’asthme et de problèmes intestinaux.

Lourdes milieu XIXème siècle
Lourdes milieu XIXème siècle

Lourdes milieu XIXème siècle

A la fin de l’année 1855, il y a vraiment trop de bouches à nourrir chez les Soubirous. Bernadette part comme petite servante au café de sa tante Castérot. Elle sera nourrie et logée, ce qui soulagera un peu ses parents.

Dans le contexte économique très difficile de cette moitié du XIX siècle, la dégringolade sociale se poursuit pour la famille de Bernadette. Les Soubirous chôment fréquemment, ils sont criblés de dettes et finissent par être jetés à la rue.  

Un cousin, André Sajous, les recueille par charité et les voici logés dans un local insalubre de 16m2 nommé "le cachot" en rapport avec son ancienne fonction.

Ils s’entassent à six dans la puanteur et l’humidité de cette pièce unique donnant sur une cour remplie de fumier. Ils n’ont plus que deux lits et quelques hardes. Ils sont plus pauvres que les plus pauvres, marginalisés, affamés, maladifs.  

Ils restent pourtant unis, riches d’amour et d’honnêteté malgré les accusations infondées de vol à l’encontre du père.

Le cachot
Le cachot

Le cachot

La famille vit comme on le dirait aujourd’hui, au-dessous du seuil de pauvreté et en septembre 1857, toujours dans le souci de soulager ses parents, Bernadette remonte à Bartrés. Elle devient bergère et petite bonne à tout faire chez son ancienne nounou.  

A 13 ans, elle est quasiment illettrée et sa nourrice ne tient pas sa promesse de la faire instruire et catéchiser.

Bernadette accepte sans regimber toute les tâches et les brimades mais elle s’ennuie et a soif d’apprendre.

En janvier 1858, elle n’y tient plus, elle rentre à Lourdes pour rejoindre sa famille au cachot. C’est le retour à la misère pour elle mais aussi à l’affection de sa famille.

C’est aussi le début de son instruction, elle est scolarisée dans la classe des indigents de l'Hospice tenue par les sœurs de la Charité. A suivre....

 

Episode  2 : Massabielle

http://tdbc.over-blog.com/2016/08/sur-les-pas-de-bernadette-2-massabielle.html

Episode 3 : L'affaire Soubirous

http://tdbc.over-blog.com/2016/08/sur-les-pas-de-bernadette-3-l-affaire-soubirous.html

Statue de Bernadette gardant ses moutons

Statue de Bernadette gardant ses moutons

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Publié le 18 Juillet 2016

La dictée :  feuilleton des années 1980

Une belle découverte que ce vieux feuilleton en six épisodes des années 80 qui a récompensé Pascale Rocard d’un Sept d’or.

L’histoire commence en 1881 dans la campagne Aveyronnaise près de Rodez.

Une jeune veuve de condition modeste, Maria Messonier souhaite que son fils Louis accède à l’enseignement. Malgré la fougue de sa mère, les pères de la ville n’acceptent pas ce petit paysan qui ne parle que le patois.

Au retour de l’école, Maria et Louis sont surpris par une tempête de neige en pleine forêt, on entend même les loups qui hurlent, ils sont perdus … Le destin heureux leur fait croiser Paulin Labarthe qui rejoint au même moment, dans une carriole couverte, le même village que les Meissonier, il vient s’installer dans une maison dont il a hérité.

Dans la tempête, ils aperçoivent la voiture de leur sauveur

Dans la tempête, ils aperçoivent la voiture de leur sauveur

Paulin est fils d’imprimeur, photographe, ancien communard. Il est surtout bon et instruit et ne se fait guère prier pour entreprendre l’éducation de Louis. Maria effectue des travaux ménagers en échange de l’instruction de son fils.

Une tendre idylle nait bientôt entre Maria et Paulin et le précepteur se prend d’affection pour Louis, devenant un véritable père pour lui en même temps que le compagnon de sa mère.  

Quelques temps plus tard, Louis armé des rudiments indispensables de l’instruction intègre enfin l’école religieuse puis l’école normale des instituteurs. Malgré la rudesse  des conditions de vie de cet internat et les brimades de certains professeurs, il réussit brillement et sort major de sa promotion.

L’école de Jule Ferry, publique, laïque et obligatoire en est encore à ses balbutiements et tout reste à construire pour éduquer et instruire les enfants. Louis malgré sa 1ère place qui lui ouvre de grandes voies, choisit d’enseigner aux plus modestes, aux « comme lui » et rejoint sa première école dans un petit village, non loin de chez ses parents, au Cayrol.

Louis à l'école normale

Louis à l'école normale

D’année en année, il dicte ce texte de Victor Hugo.

Le progrès de l’homme par l’avancement des esprits ; point de salut hors de là. Enseignez ! Apprenez ! Mangez le livre !
Toutes les révolutions de l’esprit sont incluses, amorties dans ces mots :
Instruction Gratuite et Obligatoire. 
Partout où il y a agglomération d’hommes, il doit y avoir, dans un lieu spécial, un explicateur public des grands penseurs.
Nul ne peut savoir la quantité de lumière qui se dégagera de la mise en communication du peuple avec les génies.
L’ignorance est un appétit. Le voisinage de la nature rend l’homme du peuple propre à l’émotion sainte du vrai.
Tous les enseignements sont dus au peuple
 

Une dictée bien compliquée que les enfants rendent remplie de fautes mais dont ils comprennent immédiatement le sens intrinsèque et la volonté de leur maitre à travailler avec eux pour leur avenir.

1ère école de Louis encore en uniforme de l'armée effectuée aprés son école normale

1ère école de Louis encore en uniforme de l'armée effectuée aprés son école normale

Camille une jeune institutrice le rejoint bientôt dans la petite école, ils s’aiment et  ils s’épousent.   

Le travail  scolaire, le secrétariat de mairie, l’amicale laïque occupent tout le temps de ce jeune couple. Louis et Camille dépensent leurs forces, dispensent leur savoir sans compter avec cette volonté sans cesse renouvelée, cette foi, d’ouvrir les esprits de leurs concitoyens, pour donner la chance à chacun de s’élever dans la société.

Camille et Louis Messonier

Camille et Louis Messonier

Après 11 ans de bons et loyaux services, le couple bien peu soutenu par la municipalité et Camille enceinte et à bouts de force déménage à la ville.

Louis prend la direction d’une grande école, Camille malheureusement perd son bébé.

Le temps passe, leurs deux enfants dans leur sillage deviennent maitre et maitresse d’école ….

Pendant cinq épisodes jusqu’à la grande Guerre, l’on suit cette lignée d’instituteurs et les avancées de  l’école de la république.   

Carole dans sa classe des années 80

Carole dans sa classe des années 80

Le 6ème et dernier épisode, nous projette dans les années 1980, Carole l’arrière petite fille de Louis et Camille poursuit le combat de ses ancêtres et revient aux sources dans cette école de campagne du Cayrol. L’école menace de fermée, il n’y a plus qu’une quinzaine d’élèves. Les bâtiments et les mentalités n’ont guère évolués en 100 ans.

Le maire est tout aussi hostile que celui d’autrefois, le poêle trône toujours dans la classe et la maitresse est toujours considérée « à tout faire ».

A son tour  elle regagne la ville pour enseigner dans une classe d’éducation spécialisée. En face d’elles une trentaine de grands gaillards d’origines variées qui pensent surtout à chahuter. Carole parvient à les capter en racontant l’histoire de Louis, ce petit paysan patoisant qui apprit le français et sortit de sa condition par son travail et l’accès à la culture.

Et Carole  lut  ceci : Le progrès de l’homme par l’avancement des esprits, point de salut hors de là…
 

Si votre curiosité a été éveillée, cliquez vite sur le lien ci-dessous :

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Publié le 24 Juin 2016

Le petit Poucet

Il était une fois, un grand classique de Charles Perrault, lu, entendu, raconté, transmis par la plupart d’entre nous.

Le livre de contes illustré est le genre de cadeau qu’on offre à un petit enfant pour que ses parents le lui lise avant de s’endormir.

Quant à moi,  je redécouvre Le petit Poucet en préparant une animation pour les résidents de l’EHPAD* où je travaille. 

*Etablissement pour personnes âgées dépendantes.

Je ne me souvenais plus de la violence du texte et j’en reste quelques instants bouche bée. C’est pourtant le leitmotiv du conte que d’être terrifiant : horrible marâtre qui veut tuer sa belle-fille, méchant loup qui veut dévorer une fillette, mari qui assassine ses épouses….

Les contes de fées ont ce rôle d’activer l’imagination des plus jeunes. Les psychanalystes expliquent qu’ils sont des symboliques des problèmes sociaux et des difficultés de la vie, ils aident à affronter les épreuves et à les surmonter. Chaque histoire est un chemin de vie que l’on partage avec ses enfants et qui se transmet de génération en génération. C’est un engendrement mutuel et perpétuel où l’enfant grandit tandis que l’adulte devient parent dans des sociétés en mouvances perpétuelles.

Le petit Poucet
Le petit Poucet
Le petit Poucet

Mon public a 90 ans et pourtant lorsque j’annonce la lecture du conte choisi, chacun a hâte de se replonger dans cet univers merveilleux (moi y compris).

Les contes traditionnels sont aussi fait pour nous adultes, ils ne sont pas datés, ils peuvent être actualisés aux problématiques actuelles, aux personnalités des gens qui nous entourent, aux handicaps de la vie…

Je me suis entrainée en amont à lire en y mettant le ton, en respectant les ponctuations, en jouant les personnages. Lorsque j’entonne le traditionnel « Il était une fois », on entend une mouche voler dans le petit salon de vie de la maison de retraite.

Le groupe est particulièrement attentif et les personnes âgées boivent le récit, les yeux écarquillés et la bouche entrouverte. Ils réagissent aux différentes scènes, tantôt souriants, tantôt indignés ou rassurés.

Le conte a cet effet d’attraction, les personnels passant par-là se joignent à nous pour savourer quelques bribes d’enfance. 

Il se vit dans ce rassemblement une sorte de communion des imaginaires.

L’auditoire est comme subjugué et extrêmement calme.

Le petit Poucet
Le petit Poucet
Le petit Poucet

Il est vrai qu’elle est terrible cette histoire de bûcherons qui décident de perdre leurs sept garçons dans la forêt car ils ne peuvent se résoudre à les laissé mourir de faim sous leurs yeux.  

Le plus jeune, pas plus grand qu’un pouce est aussi le plus malin et lorsqu’on les mène au fond du bois, il sème des petits cailloux blancs pour retrouver leur chemin et rentrer à la maison.

Cachés derrière la porte, ils voient leur père et mère en train de faire bombance avec les sous que le seigneur vient de leur rembourser. Les parents sont malgré tout bien contents de revoir leur progéniture et leur offre les restes du pantagruélique repas.  

La vie reprend jusqu’à épuisement de la pièce d’or

puis ils retombent dans la misère.

Plus machiavéliques encore, les parents récidivent en perdant la tribu encore plus loin dans la noire forêt et ils se débrouillent cette fois ci pour que le petit Poucet ne puisse pas marquer son chemin avec ses cailloux.

Poucet a beau tenter de semer des miettes de pain, les oiseaux les mangent et les enfants sont bel et bien abandonnés.     

Le moment de découragement passé, Le petit Poucet reprend ses esprits et fait preuve d’une grande force en guidant ses frères en direction d’une lueur qui les mène vers une maison.

Ils ne sont pas sauvés pour autant, le plus dure reste à vivre,  ils se sont jetés dans la gueule de l’ogre qui aime tant la chair fraiche.

Le petit Poucet les sauvera pendant la nuit en échangeant leurs bonnets de coton contre les sept couronnes d’or des filles de l’ogre.

Le plus innommable de cette histoire est quand l’ogre tue ses propres filles en pensant égorger les garçons. On nage en pleine mare de sang et c’est la pauvre mère qui découvre la macabre scène au matin.

Les enfants se sauvent et l’ogre les poursuit chaussé de ses bottes de sept lieux. Las de courir par-dessus montagnes et rivières, il finit par s’endormir au pied du rocher où sont cachés les sept frères.

Le petit Poucet toujours en alerte, dérobe les bottes de l’ogre. Celles ci ont le pouvoir de s’adapter au pied de celui qui les porte. Poucet vole à son tour en quelques enjambées jusqu’à la maison de l’ogre. Il embrouille l’ogresse en lui disant qu’il vient de la part de son mari. Elle lui remet toute leur fortune pensant qu’elle servira à le sauver des griffes de terribles voleurs.

L’histoire, comme il se doit, finit bien pour la famille des bucherons et leurs enfants qui vécurent le reste de leur vie heureux et sans soucis d’argent.

Le petit Poucet
Le petit Poucet

Pour notre groupe de personnes âgées, c’est la troisième séance contée et leur plaisir est intact et communicatif. 

Le conte semble un outil de médiation très intéressant pour faire renaitre des souvenirs, pour faire émerger des émotions, pour communiquer et apaiser les personnes désorientées.  

Le temps d’une histoire, ils se sont évadés et ont revu cet ancien qui contait le soir à la veillée en cassant des noix ou en attisant le feu…

Le petit Poucet

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Publié le 10 Mai 2016

Mots, livres et culture

Lorsque j’étais petite fille le temps des repas a toujours été un temps d’échanges et de culture; de longues conversations où tous les sujets étaient abordés.

Enfant, je me nourrissais du savoir de mon père, de toutes ses connaissances qu’il me transmettait, d'un flot de ressources nouvelles qui s’encodaient, s’enrichissaient avec la maturité.

A l’adolescence, j’ai appris à exprimer mes opinions, à verbaliser mes désaccords, à raconter mes expériences. J’entends encore mon père me recadrer avec cette formule pour m’aider à structurer mes récits

                Où, quand, comment? 

Lorsqu’un mot, une notion n’était pas connue ou comprise, j’étais encouragée à ouvrir le dictionnaire ou mieux  la grosse encyclopédie en deux volumes. A la fin du repas, l’on poussait les assiettes et le petit Robert ou le gros Larousse universel s’invitaient  sur la table de la cuisine.

Je puisais dans ces gros ouvrages noirs, de quoi assouvir ma soif de savoirs et de lumières.

Mots, livres et culture

 J’ai toujours conservé, cette collection de dictionnaires, sources inépuisables de définitions, d’informations et de planches colorées.

Il y avait même le Larousse médiale que je feuilletais passionnée en recherche des images les plus incroyables sur les maladies pustuleuses

Planche du dictionnaire médical

Planche du dictionnaire médical

Dans le salon, La bibliothèque familiale débordait de livres en tout genre et son accès m’était totalement autorisé.  J’ai donc rapidement délaissé la bibliothèque verte pour, l’été de mes 13 ans, découvrir un panel d’auteurs et de romans palpitants.

Mon premier vrai livre m’a durablement marqué, je l’ai lu au moins 10 fois. Il s’appelle Papillon de Henri Charrière. C’est l’histoire vraie (bien que romancée) d’un bagnard interné à Cayenne. J’ai découvert l’horreur du bagne, les iles du Salut et ce personnage attachant qui libre comme un papillon ne cesse de partir en cavale et de se faire rattraper. Il passera plusieurs années dans une geôle de quelques mètres carrés sans jamais sortir.

Extrait de Papillon

Extrait de Papillon

 Et puis j’ai lu Troyat, Sagan, Colette alors que je n’avais pas 15 ans et aussi des auteurs historiques comme Robert Merle ou Jeanne Bourin et ce gros pavé Racines de Alex Haley ou encore Jacquou le Croquant.

Un peu plus tard, j’ai acheté mes propres livres et dévoré pas mal de témoignages ou d’histoires de société comme Eric de Doris Lund qui parlait de la leucémie de son fils, La clé sur la porte de Marie Cardinal ou Christiane F, l’histoire d’une fille de 13 ans qui se prostitue pour payer sa drogue.

J’ai également  savouré toute la collection des Guy Des cars qui de façon romanesque a si bien traité des sujets comme le racisme, le handicap, la beauté éphémère, la transsexualité…Je me souviens l’avoir cité dans une dissertation de seconde où mon professeur avait critiqué cette littérature de gare et avait ironiquement annoté que j’avais au moins le mérite de lire.

Bref, rien n’étais censuré à la maison, je m’instruisais, je me formais avec cette manne d’histoires et d’idées toujours renouvelées et à portée de main.

Mots, livres et culture

L’amour de la lecture ne m’a jamais quitté.

J’aime me laissé porter par les récits, ressentir des ambiances, m’évader avec les personnages.

J’aime réfléchir et analyser. 

J’aime découvrir des mots nouveaux, en chercher le sens, me les approprier, les expérimenter.  

Depuis quelques années, la E-lecture est entrée dans ma vie, elle est un excellent complément au papier. Loin de le remplacer, elle permet d’avoir dans son sac ses auteurs préférés, de charger en un clic le dernier best-seller, d’avoir le dictionnaire intégré, de pouvoir annoter et surligner…

Alors n'hésitez plus ... un deux, trois LISEZ

les mots sont des bienfaits !

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Publié dans #Tranches de vie, #Culture

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