Mots, livres et culture

Publié le 10 Mai 2016

Mots, livres et culture

Lorsque j’étais petite fille le temps des repas a toujours été un temps d’échanges et de culture; de longues conversations où tous les sujets étaient abordés.

Enfant, je me nourrissais du savoir de mon père, de toutes ses connaissances qu’il me transmettait, d'un flot de ressources nouvelles qui s’encodaient, s’enrichissaient avec la maturité.

A l’adolescence, j’ai appris à exprimer mes opinions, à verbaliser mes désaccords, à raconter mes expériences. J’entends encore mon père me recadrer avec cette formule pour m’aider à structurer mes récits

                Où, quand, comment? 

Lorsqu’un mot, une notion n’était pas connue ou comprise, j’étais encouragée à ouvrir le dictionnaire ou mieux  la grosse encyclopédie en deux volumes. A la fin du repas, l’on poussait les assiettes et le petit Robert ou le gros Larousse universel s’invitaient  sur la table de la cuisine.

Je puisais dans ces gros ouvrages noirs, de quoi assouvir ma soif de savoirs et de lumières.

Mots, livres et culture

 J’ai toujours conservé, cette collection de dictionnaires, sources inépuisables de définitions, d’informations et de planches colorées.

Il y avait même le Larousse médiale que je feuilletais passionnée en recherche des images les plus incroyables sur les maladies pustuleuses

Planche du dictionnaire médical

Planche du dictionnaire médical

Dans le salon, La bibliothèque familiale débordait de livres en tout genre et son accès m’était totalement autorisé.  J’ai donc rapidement délaissé la bibliothèque verte pour, l’été de mes 13 ans, découvrir un panel d’auteurs et de romans palpitants.

Mon premier vrai livre m’a durablement marqué, je l’ai lu au moins 10 fois. Il s’appelle Papillon de Henri Charrière. C’est l’histoire vraie (bien que romancée) d’un bagnard interné à Cayenne. J’ai découvert l’horreur du bagne, les iles du Salut et ce personnage attachant qui libre comme un papillon ne cesse de partir en cavale et de se faire rattraper. Il passera plusieurs années dans une geôle de quelques mètres carrés sans jamais sortir.

Extrait de Papillon

Extrait de Papillon

 Et puis j’ai lu Troyat, Sagan, Colette alors que je n’avais pas 15 ans et aussi des auteurs historiques comme Robert Merle ou Jeanne Bourin et ce gros pavé Racines de Alex Haley ou encore Jacquou le Croquant.

Un peu plus tard, j’ai acheté mes propres livres et dévoré pas mal de témoignages ou d’histoires de société comme Eric de Doris Lund qui parlait de la leucémie de son fils, La clé sur la porte de Marie Cardinal ou Christiane F, l’histoire d’une fille de 13 ans qui se prostitue pour payer sa drogue.

J’ai également  savouré toute la collection des Guy Des cars qui de façon romanesque a si bien traité des sujets comme le racisme, le handicap, la beauté éphémère, la transsexualité…Je me souviens l’avoir cité dans une dissertation de seconde où mon professeur avait critiqué cette littérature de gare et avait ironiquement annoté que j’avais au moins le mérite de lire.

Bref, rien n’étais censuré à la maison, je m’instruisais, je me formais avec cette manne d’histoires et d’idées toujours renouvelées et à portée de main.

Mots, livres et culture

L’amour de la lecture ne m’a jamais quitté.

J’aime me laissé porter par les récits, ressentir des ambiances, m’évader avec les personnages.

J’aime réfléchir et analyser. 

J’aime découvrir des mots nouveaux, en chercher le sens, me les approprier, les expérimenter.  

Depuis quelques années, la E-lecture est entrée dans ma vie, elle est un excellent complément au papier. Loin de le remplacer, elle permet d’avoir dans son sac ses auteurs préférés, de charger en un clic le dernier best-seller, d’avoir le dictionnaire intégré, de pouvoir annoter et surligner…

Alors n'hésitez plus ... un deux, trois LISEZ

les mots sont des bienfaits !

Rédigé par

Publié dans #Tranches de vie, #Culture

Repost 0
Commenter cet article