Les campagnardes à Paris - La consigne SNCF

Publié le 14 Avril 2016

Les campagnardes à Paris - La consigne SNCF

Le séjour se termine, nous passons à la gare pour déposer nos bagages à la consigne afin d’avoir les mains libres pour les visites de la dernière journée.

Le système de sécurité est digne des aéroports, nous devons déposer nos valises sur le tapis roulant pour qu’elles passent aux rayons X.

L’opération dure un grand moment.

Faut je met' mon KW et ma bouteille d’eau et mon téléphone portable et mon appareil photo et mon sac à dos…

Les filles faut tout mettre, il a dit le grand monsieur

Il a beau démarrer sa journée,

il est pas gracieux, gracieux celui là

Nous passons ensuite sous la porte détectrice de métaux.

Tient je sonne

Ça ne peut être que ma ceinture cloutée. Je soulève mon tee shirt pour la montrer au gardien.

Il fait un signe de la main pour me dire de passer

Les consignes sont des grandes cases d’environ un mètre de haut.

On va en prendre deux dit l'une des amies.

Mais le grand gars baraqué est toujours là derrière nous.

Une ça devrait aller grommelle t’il.

Nous on a tout enfourné à l’arrache et évidement ça ne tient pas.

Le gars ne rigole toujours pas, il fait des gestes directifs pour qu’on ressorte tout notre barda.

Essayez au moins avant de dire que ça ne tient pas ajoute t’il agacé

Il dirige la manœuvre: le grand sac dans ce sens, le sac à dos dessus, les petits sacs sur le côté.

Bin , en fait ça tient!

Malgré sa mauvaise humeur, il nous a tout de même fait économiser une case et vue le prix : 9€50 c’est pas négligeable.

Le soir venu, la même scène recommence.

Ce coup ci, le gardien me demande de défaire ma ceinture.

Mais monsieur, ce matin je l’ai pas enlevé ?

Enlevez, dit le mec en pointant un doigt autoritaire.

Véro, E  N  L  E  V  E   ta ceinture à clous, répète ma copine en rigolant.

Je m'exécute en pouffant et on peut enfin récupérer tous nos bagages.

Avec le plan vigipirate renforcé, je me demande bien ce qu'on nous fait enlever ces temps ci aux consignes SNCF de Paris.

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Rédigé par Véronique

Publié dans #Tranches de vie, #Humour

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Véronique 14/04/2016 20:06

J'ai fait remonter cette histoire en lien avec ce chapitre que je viens de publier :
http://chemindedeuil.over-blog.com/2016/04/chapitre-26-a-la-croisee-des-chemins.html

Souricette 16/02/2015 00:55

Moi, si je sonne sous un portique, je deviens rouge écarlate et sur ils vont croire que je suis armée et vont me fouiller rire
Allez la prochaine fois on prend tous ensemble un mini bus lol

Amitiés

Marie

Marina 14/02/2015 10:55

Bon, en même temps, en ce moment on ne peut pas se plaindre de trop de vigilance et de sécurité.
Certes, avec sourire et gentillesse, cela ne serait pas pire, voire mieux !

Yohann 13/02/2015 20:12

Une Véro qui sonne !
Un baraqué pas aimable mais qui est économe !

Pour la tenue future nécessaire pour franchir le portique, je m'abstiens ... !

A Paris, tout est étrange, beau mais étrange, angoissant parfois.
Noyé dans une foule, dans l'anonymat, n'être plus rien qu'une poussière que personne ne voit.
Mais aussi des yeux éberlués devant une si belle ville.

"Ah qu'elle belle ma campagne,
Sous son ciel clair"

Yohann

leszages 13/02/2015 18:10

si Dominique avait été la vous auriez eu de la place de reste il était vraiment tres doué pour l'empillage